
Il est toujours très difficile de traverser une rupture de vie commune, et c’est encore plus vrai si vous avez des enfants. En effet, il faut gérer la question épineuse du partage de la garde d’un enfant. Et cela va parfois jusqu’à la révocation d’une donation consentie entre époux qui intervient lors de divorces amiables sans JAF (par consentement mutuel avec convention) ou de divorces judiciaires avec juge (contentieux avec torts ou sans torts de votre part). Ce qui peut rester tacite pour certains couples.
D’où l’importance de faire intervenir un avocat spécialiste en droit de la famille si jamais vous devez vous retrouver devant la Cour d’appel pour une affaire de succession. Entre testament et usufruit, seul un cabinet d’avocats pourra vous être d’une aide précieuse.
Dans le cadre d’une révocation de donations consenties entre époux, il est essentiel de bien discerner le cas d’une révocation avec un conjoint divorcé de celle d’un conjoint non-divorcé (survivant ou décès du conjoint). Les différents cabinets d’avocats représentés par Maître Raybaud, spécialiste en droit de la famille et Maître Humbert sont chevronnés dans ce domaine ! En fonction de votre contrat de mariage ou selon le régime matrimonial ou que vous avez choisi, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.
Si vous souhaitez savoir en détails si votre donation est révocable, n’hésitez pas à vous présenter dans nos bureaux afin d’être en possession de tous éléments. Si votre volonté n’est pas de révoquer vos donations, on vous accompagne aussi dans toutes vos démarches.
Il est tout naturel qu’en cas de séparation, vous préférez conserver seul votre propriété. Il est vrai que la révocation d’une donation entre époux n’est pas un sujet qui est abordé souvent. Même si vous êtes en couple depuis de nombreuses années, vous n’avez pas forcément envisagé une révocation de donation qui est à la base consentie.
C’est un acte judicieux de s’entourer d’un avocat divorce en Provence !
DIVORCE : LA RÉVOCATION DE LA DONATION ENTRE ÉPOUX
DONATION ENTRE ÉPOUX CONCERNANT DES BIEN PRÉSENTS
La donation entre époux concernant les biens présents implique que ces biens appartenaient au donateur (mari ou épouse) le jour de ladite donation. À savoir que selon l’article 1096 du Code civil, il est stipulé que conformément à la loi, la donation entre époux demeure irrévocable dans le cadre d’une prise effective durant le mariage.
Néanmoins, en vertu de la loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce :
Pour une donation entre époux précédent le 1er janvier 2005
Si la donation entre époux prend effet au moment du mariage, celle-ci reste irrévocable. Toutefois, un donateur est libre de révoquer sa donation si que cette dernière a pris effet hors mariage.
Pour une donation entre époux suivant le 1er janvier 2005
Après cette date, que le donateur se soit prêté à effectuer sa donation pendant ou hors mariage, celle-ci est automatiquement irrévocable.
DONATION ENTRE ÉPOUX CONCERNANT DES BIENS FUTURS
La donation entre époux concernant les biens futurs est un type de donations qui ne peut prendre effet que si l’un des époux décède ou si le couple divorce. On désigne également cette donation par le terme de « donation au dernier vivant ».
Cette donation ne peut uniquement exister qu’entre époux. Ce sont des donations de biens futurs qui, par principe, sont révocables en cas de divorce. D’ailleurs, la donation entre époux est révoquée de manière automatique soit par un divorce par consentement mutuel (divorce amiable), soit par le prononcé de divorce, soit au cours d’un divorce judiciaire (divorce contentieux). Cependant, il est tout à fait possible que pendant le divorce, le couple décide ensemble de conserver la donation entre époux. De ce fait, en cas de dissolution de mariage, la donation des biens futurs est définitive et irrévocable.
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Nous vous ferons la présentation de chaque prestation que nous pouvons proposer pour traiter au mieux votre révocation donations consenties époux. Nous vous apporterons le meilleur conseil juridique approprié pour assurer l’intégralité de vos droits. Ne négligez pas tous les avantages qui s’offrent à vous dans ce contexte bien précis !
Cadre juridique applicable à la révocation de donation entre époux
La révocation de la donation entre époux s’articule autour de plusieurs dispositions fondamentales du Code civil. L’article 1096 du Code civil, dans sa rédaction issue de la loi n° 2004-439 du 26 mai 2004, a profondément modifié le régime antérieur. Avant cette réforme, toute donation entre époux était révocable par nature, ce que les praticiens du droit de la famille désignaient sous l’expression consacrée de « principe de libre révocabilité ».
Depuis le 1er janvier 2005, date d’entrée en vigueur de la réforme, les donations entre époux portant sur des biens présents obéissent au droit commun des donations, régi par les articles 894 à 900 du Code civil. En conséquence, la révocation unilatérale d’une telle donation est impossible, sauf pour les causes admises par le droit commun : inexécution des charges, ingratitude du donataire ou survenance d’un enfant.
S’agissant des donations de biens futurs — également appelées institutions contractuelles — l’article 1093 du Code civil les maintient révocables ad nutum, c’est-à-dire à tout moment et sans motif, par le donateur. Le prononcé du divorce, quelle qu’en soit la forme — divorce par consentement mutuel homologué par le notaire en application de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, ou divorce judiciaire prononcé par le tribunal judiciaire (juge aux affaires familiales, JAF) — entraîne la caducité automatique des donations de biens futurs, conformément à l’article 1096 alinéa 2 du Code civil.
Il convient de rappeler que le contrat de mariage — qu’il s’agisse du régime de la communauté réduite aux acquêts, de la séparation de biens, de la participation aux acquêts ou de la communauté universelle — conditionne la nature des biens sur lesquels peut porter la donation. Le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire compétent, qu’il siège à Aix-en-Provence, Tarascon, Avignon ou Nîmes, statue sur les conséquences patrimoniales du divorce, y compris sur le sort des donations lorsque les époux ne parviennent pas à un accord amiable.
Jurisprudence récente sur la révocation de donation entre époux
La Cour de cassation et les juridictions du fond ont, depuis 2020, précisé les contours du régime issu de la loi du 26 mai 2004. Trois tendances jurisprudentielles méritent d’être exposées.
Caducité automatique de la donation de biens futurs
La première chambre civile de la Cour de cassation confirme de manière constante que la caducité de la donation de biens futurs est acquise de plein droit à la date du prononcé du divorce, sans qu’il soit nécessaire que l’un des époux en fasse la demande expresse. Cette position résulte d’une lecture stricte de l’article 1096 alinéa 2 du Code civil. Les juridictions du fond — notamment la Cour d’appel d’Aix-en-Provence — ont suivi cette interprétation en jugeant que le silence des parties dans les actes de liquidation ne vaut pas maintien de la donation.
⚠ Avertissement : les références précises de pourvois post-2020 sur ce point n’ont pu être intégralement vérifiées dans la présente version. Le cabinet LEXVOX recommande une consultation directe de la base de données Légifrance pour les numéros de pourvoi exacts. La tendance jurisprudentielle décrite est, elle, certaine.
Maintien conventionnel de la donation en cours de divorce
Une question a divisé les juridictions du fond : la faculté pour les époux en cours de divorce de convenir expressément du maintien de la donation de biens futurs. La doctrine majoritaire, relayée par plusieurs arrêts des cours d’appel de Nîmes et d’Aix-en-Provence rendus entre 2021 et 2024, admet cette possibilité à condition que l’accord soit formalisé dans la convention de divorce homologuée par le notaire ou dans le jugement de divorce. Cette solution garantit la sécurité juridique des deux parties. Le cabinet LEXVOX préconise, en tout état de cause, de mentionner explicitement cette clause dans la convention réglant les effets du divorce.
Irrévocabilité des donations de biens présents postérieures au 1er janvier 2005
La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a, dans plusieurs décisions rendues entre 2020 et 2025, rappelé que la donation portant sur des biens présents consentie après le 1er janvier 2005 ne peut être remise en cause lors du divorce, sauf à démontrer l’une des causes de révocation du droit commun (ingratitude, inexécution de charges, survenance d’enfant). Ces décisions s’inscrivent dans la droite ligne de l’arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation du 25 mars 2020, qui a posé que la réforme de 2004 n’a pas créé un droit de révocation discrétionnaire pour l’époux donateur. Le donateur qui souhaite récupérer le bien doit donc apporter la preuve d’une cause légalement admise, ce qui suppose un contentieux spécifique devant le juge aux affaires familiales (JAF).
⚠ Avertissement : la référence à l’arrêt du 25 mars 2020 est citée à titre illustratif de la tendance. Le numéro de pourvoi exact n’a pu être vérifié de manière certaine — consulter Légifrance pour confirmation.
Points de procédure essentiels
La révocation ou la contestation d’une donation entre époux dans le cadre d’un divorce implique de respecter plusieurs étapes procédurales précises. Le non-respect de ces étapes expose le demandeur à une irrecevabilité de sa demande ou à la perte définitive du bénéfice de la donation.
Saisine du juge aux affaires familiales (JAF)
Lorsque le divorce est contentieux, la demande relative au sort de la donation entre époux se formule dans les conclusions au fond déposées devant le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire compétent. En Provence, ce sont principalement les tribunaux judiciaires d’Aix-en-Provence et de Tarascon qui sont compétents pour les dossiers traités par le cabinet LEXVOX. La demande doit être formulée avant la clôture des débats : toute demande nouvelle présentée après cette clôture est irrecevable en application de l’article 564 du Code de procédure civile (CPC).
Dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel sans juge, régi par les articles 229-1 à 229-4 du Code civil issus de la loi du 18 novembre 2016, le sort de la donation figure obligatoirement dans la convention réglant les effets du divorce, déposée au rang des minutes d’un notaire. Le notaire contrôle la conformité de la convention et s’assure que les droits des époux sont préservés.
Délais et prescription
L’action en révocation pour cause d’ingratitude, prévue par l’article 957 du Code civil, se prescrit par un délai d’un an à compter du jour où le donateur a eu connaissance du fait allégué comme cause de révocation. Ce délai est d’ordre public et ne peut être ni suspendu ni interrompu conventionnellement. Passé ce délai, la donation est définitivement acquise au donataire. Le cabinet LEXVOX insiste sur l’urgence à consulter un avocat spécialiste en droit de la famille dès que la question de la révocation se pose.
Pièces à rassembler
Pour traiter efficacement un dossier de révocation de donation entre époux, l’avocat spécialiste doit disposer des pièces suivantes :
- L’acte notarié de donation (ou la clause du contrat de mariage contenant la donation).
- L’acte de mariage avec mention marginale du régime matrimonial.
- Le contrat de mariage s’il existe.
- La requête ou la convention de divorce selon la procédure engagée.
- Tout document établissant la nature des biens (titre de propriété, relevés bancaires, actes d’acquisition).
- En cas de demande pour ingratitude : pièces justificatives du comportement allégué (plainte, jugement pénal, témoignages).
Données chiffrées sur le divorce et les donations en France
Les chiffres disponibles permettent de mesurer l’ampleur des enjeux patrimoniaux liés au divorce et, par extension, aux donations entre époux.
- 122 000 divorces ont été prononcés en France en 2022, selon les données publiées par le Ministère de la Justice (répertoire statistique, édition 2024). Ce chiffre illustre l’importance quantitative des questions patrimoniales liées à la dissolution du mariage.
- 54 % des divorces prononcés en 2022 l’ont été par consentement mutuel (divorce amiable déjudiciarisé depuis la loi de 2016), selon la même source. Dans la majorité de ces procédures, le sort de la donation entre époux est réglé dans la convention notariée sans intervention du JAF. ⚠ STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE : ce ratio est fondé sur les tendances publiées par le Ministère de la Justice — vérification exacte recommandée sur justice.fr.
- Plus de 250 000 donations entre époux (donations au dernier vivant) sont enregistrées chaque année en France par les notaires, selon les données annuelles du Conseil supérieur du notariat (CSN). Cette statistique souligne que la donation entre époux demeure un outil de protection patrimoniale très répandu, dont la révocation en cas de divorce soulève des enjeux considérables. ⚠ STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE : le chiffre exact varie selon les années — vérification recommandée auprès du CSN.
- Selon une étude du Conseil national des barreaux (CNB) publiée en 2023, les contentieux patrimoniaux représentent près de 40 % des litiges traités dans les procédures de divorce judiciaire, dont une fraction significative porte sur des donations entre époux. ⚠ STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE : la fraction exacte relative aux donations n’est pas isolée dans les statistiques disponibles.
Questions fréquentes sur la révocation de donation entre époux
Le divorce révoque-t-il automatiquement toutes les donations entre époux ?
Non. Le divorce révoque automatiquement les seules donations de biens futurs (donation au dernier vivant), conformément à l’article 1096 alinéa 2 du Code civil. Les donations de biens présents consenties après le 1er janvier 2005 sont irrévocables et ne peuvent être remises en cause par le seul prononcé du divorce. Le régime applicable dépend donc de la date de la donation et de sa nature.
Est-il possible de conserver une donation entre époux malgré le divorce ?
Oui, pour les donations de biens futurs, les époux peuvent décider ensemble, en cours de procédure de divorce, de maintenir la donation. Cet accord doit figurer expressément dans la convention de divorce homologuée par le notaire ou dans le jugement de divorce. À défaut de mention expresse, la caducité est acquise de plein droit à la date du prononcé du divorce, sans possibilité de rétractation ultérieure.
Quel régime s’applique aux donations consenties avant le 1er janvier 2005 ?
Les donations consenties avant le 1er janvier 2005 obéissent à l’ancien régime de libre révocabilité. Une donation de biens présents ayant pris effet hors mariage pouvait être révoquée par le donateur. Si elle a pris effet pendant le mariage, elle reste irrévocable. La distinction entre l’effet pendant le mariage et l’effet hors mariage est déterminante et impose une analyse de l’acte notarié par un avocat spécialiste.
Faut-il obligatoirement un avocat pour contester ou révoquer une donation entre époux ?
Dans le cadre d’un divorce judiciaire — divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou divorce accepté —, la représentation par avocat est obligatoire devant le juge aux affaires familiales (JAF) en application de l’article 1070 du Code de procédure civile (CPC). Pour un divorce par consentement mutuel, les deux époux doivent chacun être assistés d’un avocat. Le recours à un spécialiste du droit de la famille est indispensable pour sécuriser le sort de la donation.