À Marignane, la garde des enfants et la pension alimentaire se règlent soit par accord amiable homologué, soit par une décision du juge aux affaires familiales lorsque les parents ne s’entendent pas. Notre cabinet, dont l’un des bureaux se situe à Marignane, accompagne les parents à chaque étape : négociation, saisine du juge, révision d’une décision existante. Cet article, rédigé par Me Cédrine Raybaud, avocate spécialiste en droit de la famille, explique concrètement comment ces questions se traitent dans notre ressort et ce que nous constatons en pratique dans les dossiers que nous suivons.
Sommaire
Garde des enfants à Marignane : ce que décide le juge aux affaires familiales
Lorsque les parents séparés ne parviennent pas à s’accorder sur l’organisation de vie de leurs enfants, le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire compétent tranche. Pour les familles installées à Marignane, cela suppose de bien identifier la juridiction saisie et de préparer un dossier solide : calendrier de résidence proposé, justificatifs de revenus, éléments sur la scolarité et le cadre de vie des enfants.
Le juge se prononce à partir des critères posés par l’article 373-2-11 du Code civil (fixation des modalités d’exercice de l’autorité parentale) : la pratique antérieure suivie par les parents, les sentiments exprimés par l’enfant mineur, l’aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs, le résultat d’expertises éventuelles, et les pressions ou violences commises par l’un des parents. Aucun de ces critères n’est prépondérant à lui seul : c’est leur combinaison, appréciée au regard de la situation concrète de la famille, qui guide la décision.
Résidence de l’enfant, garde alternée, droit de visite : quelle organisation retenir ?
Trois grandes options existent : la résidence habituelle chez l’un des parents avec un droit de visite et d’hébergement pour l’autre, la garde alternée à domiciles successifs, ou des modalités sur mesure adaptées à l’âge des enfants et aux contraintes professionnelles des parents. Dans les dossiers que nous traitons au bureau de Marignane, la proximité géographique entre les deux domiciles parentaux et la stabilité scolaire pèsent souvent davantage que les préférences déclarées des parents eux-mêmes.
Nous constatons également une erreur fréquente : des parents demandent une garde alternée par principe, sans avoir anticipé l’organisation matérielle réelle (trajets, activités, horaires professionnels), ce qui fragilise leur demande devant le juge. Un dossier bien préparé démontre, pièces à l’appui, la faisabilité concrète du rythme proposé.
Comment est fixée la pension alimentaire à Marignane ?
La pension alimentaire correspond à la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, due par chaque parent en proportion de ses ressources et des besoins de l’enfant, conformément à l’article 371-2 du Code civil (contribution à l’entretien de l’enfant). Cette obligation existe que les parents soient mariés, pacsés ou en union libre, et qu’ils exercent une garde alternée ou une résidence exclusive.
Le montant tient compte des revenus de chaque parent, du nombre d’enfants à charge et du mode de garde retenu. Il n’existe pas de somme fixée par la loi : le juge s’appuie sur une table de référence indicative, mais adapte le calcul aux charges réelles de chaque foyer. Pour comprendre le mécanisme général, la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant sur Service-Public.fr détaille les critères pris en compte. Nous avons par ailleurs détaillé un accompagnement concret sur ce point dans notre article sur la pension alimentaire avocat conseils local à Sénas.
Réviser la garde ou la pension alimentaire : dans quels cas agir ?
Une décision de garde ou de pension alimentaire n’est jamais figée. Un changement de situation professionnelle, un déménagement, une évolution des besoins de l’enfant ou une modification substantielle des ressources d’un parent peuvent justifier une demande de révision devant le juge aux affaires familiales. Dans les dossiers de révision que nous accompagnons dans le secteur de Marignane, le délai de traitement dépend de la charge du tribunal saisi et de la complexité de la situation ; il est donc préférable d’anticiper la demande dès que le changement de situation est confirmé, plutôt que d’attendre une accumulation d’impayés.
Nous avons traité cette question de façon détaillée dans notre article sur la révision de la pension alimentaire à Salon-de-Provence, dont la méthodologie s’applique aux familles de Marignane confrontées à une situation comparable. Nous avons également accompagné des parents dans des révisions sans contentieux, comme illustré dans notre cas pratique pension alimentaire sans contentieux à Mallemort, lorsque les deux parents s’accordent sur le principe du changement.
Divorce et autorité parentale : quelles conséquences sur la garde et la pension ?
Le divorce par consentement mutuel, le divorce accepté ou le divorce pour faute n’ont pas d’incidence directe sur les critères d’attribution de la garde : l’autorité parentale demeure en principe exercée conjointement, indépendamment du motif de la séparation. En revanche, le mode de divorce influence le calendrier : un divorce par consentement mutuel permet souvent de fixer plus rapidement les modalités de résidence et le montant de la pension, dans une convention homologuée, tandis qu’un divorce contentieux suppose une décision du juge à chaque étape de la procédure.
La répartition des biens du couple, lorsqu’elle est source de désaccord, ne doit pas être confondue avec la question de la pension alimentaire, qui reste due indépendamment du régime matrimonial ou du partage des biens. Nous détaillons cette articulation dans notre article sur le divorce avec contrat de mariage en séparation de biens et pension alimentaire. Pour une vue d’ensemble de la procédure de séparation, le dossier « séparation des parents » sur Service-Public.fr rappelle les démarches communes aux couples mariés et non mariés.
Le bureau de Marignane de LEXVOX AVOCATS : proximité et spécialisation
Notre cabinet, la SELARL LEXVOX AVOCATS HUMBERT RAYBAUD & ASSOCIES, a son siège à Arles et dispose de bureaux à Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles et Marignane. Marseille n’est pas un lieu d’implantation du cabinet : nous y plaidons devant le tribunal judiciaire lorsque le dossier l’exige, mais aucun bureau n’y est ouvert.
Le droit de la famille et le divorce sont traités par Me Cédrine Raybaud, avocate spécialiste en droit de la famille reconnue par le Conseil National des Barreaux, inscrite au Barreau de Tarascon et du pays d’Arles. Cette spécialisation, la présence d’un bureau à Marignane et la proximité avec les tribunaux du ressort des Bouches-du-Rhône sont des critères vérifiables que nous mettons en avant, sans qu’ils ne constituent jamais une promesse de résultat : l’avocat est tenu à une obligation de moyens, jamais de résultat. La première consultation en droit de la famille est fixée à 80 € TTC, quel que soit le bureau retenu. Vous pouvez prendre rendez-vous au 04 90 54 58 10 ou par courriel à contact@avocat-lexvox.com.
Un accompagnement concret : le dossier de Camille
Camille\*, 39 ans, Marignane. Séparée du père de ses deux enfants depuis plusieurs années, Camille disposait d’une décision fixant une résidence habituelle chez elle et une pension alimentaire versée par l’autre parent. Après une perte d’emploi de ce dernier, les versements sont devenus irréguliers, puis ont cessé. Camille nous a consultés pour évaluer les options : demande de révision, procédure de recouvrement, ou aménagement amiable temporaire. Nous avons constitué un dossier documentant l’évolution de la situation professionnelle du débiteur et engagé une démarche de révision devant le juge aux affaires familiales, en parallèle d’un dialogue direct entre les parents pour limiter le contentieux. La procédure a permis d’aboutir à un montant réévalué, adapté aux capacités contributives réelles du père des enfants.
Le droit de visite des grands-parents
La question de la garde des enfants ne se limite pas aux seuls parents. Les grands-parents peuvent eux aussi solliciter un droit de visite sur leurs petits-enfants lorsque le lien avec eux se trouve rompu ou restreint à la suite d’une séparation. Le juge aux affaires familiales statue alors en considération de l’intérêt de l’enfant et de l’équilibre familial, sans que l’accord des parents ne soit une condition préalable à l’examen de la demande.
Pension alimentaire impayée : recouvrement et exécution forcée
Le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant n’est pas seulement fixé une fois pour toutes : l’article 373-2-2 du Code civil (pension alimentaire pour l’enfant) précise les modalités de versement, de revalorisation annuelle et de recouvrement en cas d’impayé. Lorsqu’un parent cesse de verser la pension fixée par une décision ou une convention homologuée, le parent créancier n’est pas contraint d’attendre une accumulation de dettes pour agir : des procédures d’exécution forcée existent pour obtenir le paiement des sommes dues, indépendamment d’une éventuelle demande de révision du montant lui-même. Le non-respect d’une décision de justice, qu’il s’agisse d’un droit de visite ignoré ou d’une pension impayée, peut ainsi donner lieu à des démarches distinctes et cumulables.
Notre position
Sur la question, régulièrement discutée devant les juridictions, de savoir si la garde alternée devrait être la solution de principe pour les jeunes enfants, notre cabinet considère qu’aucune présomption automatique ne doit s’appliquer. L’article 373-2-11 du Code civil n’instaure aucune hiérarchie entre résidence alternée et résidence chez un seul parent : il impose au juge d’apprécier concrètement, au cas par cas, l’aptitude de chaque parent, la pratique antérieure et les sentiments de l’enfant. Ériger la garde alternée en principe reviendrait à ignorer cette exigence légale d’appréciation individuelle. Nous défendons donc, dans les dossiers que nous traitons, une approche fondée sur la démonstration concrète de la faisabilité et de l’intérêt de l’enfant, plutôt que sur une règle générale appliquée mécaniquement.
Questions fréquentes
Quel est le tarif d’un avocat pour une pension alimentaire ?
Il n’existe pas de tarif unique : les honoraires dépendent de la complexité du dossier (accord amiable, révision, contentieux), du mode de facturation retenu (forfait ou taux horaire) et sont précisés dans une convention d’honoraires signée avant toute intervention. Au cabinet, la première consultation en droit de la famille est fixée à 80 € TTC, quel que soit l’objet du dossier. Les personnes dont les ressources sont modestes peuvent solliciter l’aide juridictionnelle auprès du bureau d’aide juridictionnelle compétent, sous conditions de ressources.
Combien coûtent les honoraires d’un avocat pour la garde d’enfant ?
Comme pour la pension alimentaire, le coût varie selon que le dossier se règle à l’amiable ou nécessite une procédure devant le juge aux affaires familiales, et selon le nombre d’audiences. La convention d’honoraires, remise avant toute intervention, précise le mode de calcul retenu. La première consultation, qui permet d’évaluer la situation et d’estimer les suites possibles, est facturée 80 € TTC au cabinet.
Quels sont les honoraires d’un avocat pour une pension alimentaire ?
Les honoraires sont fixés au cas par cas, en fonction de la nature du dossier (fixation initiale, révision, recouvrement) et du temps consacré à la procédure. Ils sont toujours communiqués et formalisés par écrit avant que l’avocat n’engage sa mission. Une protection juridique souscrite dans un contrat d’assurance ou une carte bancaire peut, selon les garanties, prendre en charge tout ou partie de ces frais : il est utile de vérifier ce point avant d’engager une procédure.
Puis-je aller au JAF sans avocat ?
Oui, la représentation par avocat n’est pas obligatoire devant le juge aux affaires familiales pour la plupart des demandes relatives à la garde ou à la pension alimentaire. Il est cependant possible de se faire assister pour préparer le dossier, formuler les demandes et anticiper les arguments de la partie adverse. Les personnes ne souhaitant pas ou ne pouvant pas recourir à un avocat payant peuvent se renseigner sur l’aide juridictionnelle, consulter les permanences gratuites du barreau, une maison de justice et du droit ou un point-justice, qui offrent des premiers conseils sans frais. Au cabinet, la première consultation en droit de la famille reste, elle, fixée à 80 € TTC.
Puis-je demander le remboursement de mes frais d’avocat à l’autre parent ?
Sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, il est possible de demander au juge que la partie perdante prenne en charge une partie des frais d’avocat exposés pour la procédure. Cette demande n’est cependant jamais automatique ni garantie dans son montant : elle relève de l’appréciation souveraine du juge, qui tient compte de l’équité et de la situation économique de chacune des parties. Nous la sollicitons lorsque le dossier s’y prête, sans jamais pouvoir en promettre le résultat.
Qu’est-ce que la séparation de corps et quelle incidence a-t-elle sur la garde des enfants ?
La séparation de corps est une alternative au divorce, réservée aux couples mariés, qui maintient le lien matrimonial tout en organisant la vie séparée des époux. Elle permet, comme un divorce, de fixer la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement ainsi que la pension alimentaire, selon les mêmes critères que ceux appliqués par le juge aux affaires familiales dans une procédure de divorce.
Comment réagir en cas de violences conjugales pendant une procédure de garde d’enfants ?
En présence de violences, physiques ou psychologiques, exercées par l’un des parents, il est essentiel de contacter rapidement un avocat : des mesures d’urgence peuvent être sollicitées auprès du juge, telles que l’éviction du parent violent et des dispositions spécifiques pour la protection des enfants. Ces éléments sont d’ailleurs l’un des critères que l’article 373-2-11 du Code civil impose au juge de prendre en compte pour fixer les modalités d’exercice de l’autorité parentale.
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\*Situation composite reconstituée à partir de dossiers du cabinet, prénom modifié et détails changés.