Combien de mariage finissent en divorce : dead living room

Le mariage, institution séculaire et symbole de l’engagement amoureux, traverse une crise dans de nombreux pays, y compris la population en France. Il en va de même pour ceux en PACS. Selon certaines données, environ un mariage sur deux finit par un divorce. Autrement dit, un chiffre inquiétant qui questionne l’état de la relation dans chaque couple moderne, peu importe leur âge. Parmi les causes de ces séparations, le « syndrome du dead living room » représente un facteur croissant. En outre, cela illustre une vie commune réduite à une simple cohabitation. Un mariage, un concubinage ou un PACS sans passion, sans sexe, ni communication. Quel est l’impact de ce phénomène sur la « divortialité » en France et comment prévenir cette situation ? Et comment procéder quand on ne peut éviter d’annoncer le divorce à son mari ou sa femme ?

Explications avec l’avocate Maître RAYBAUD Cedrine à Arles.

Combien de mariage finissent en divorce : influence du « syndrome du dead living room »

Comprendre le « syndrome du dead living room » et ses répercussions sur les couples dans notre pays

Pour commencer, il faut savoir que Le « syndrome du dead living room » reflète une stagnation du lien conjugal au sein des foyers de notre pays. C’est la source même du problème dans la population mariée ! C’est-à-dire que les conjoints sont souvent pris par les responsabilités de la vie familiale et professionnelle. L’homme et la femme entrent dans une routine, année après année. Le « dead living room » altère les relations en sexe et en amour au sein du PACS ou du mariage. Plus précisément, l’intimité se raréfie et par conséquent, les échanges se font plus rares. De ce fait, la complicité disparait peu à peu. Pour de nombreux couples, cela devient insoutenable. Elle figure d’ailleurs parmi les principales causes de séparation. En bref, cela brise profondément la nuptialité. Sans compter que cela accélère la demande au niveau du divorce par altération définitive du lien conjugal, divorce par consentement mutuel ou divorce demandé et accepté.

Sur le plan juridique, l’altération définitive du lien conjugal est définie par l’article 237 du code civil, qui exige la cessation de la communauté de vie entre époux depuis au moins un an au jour de la requête en divorce. Ce fondement légal est précisément celui que mobilisent les couples victimes du syndrome du dead living room : la vie commune s’est maintenue physiquement, mais le lien affectif, sexuel et communicationnel est rompu bien en amont de la saisine du juge aux affaires familiales (JAF).

Les chiffres du divorce en France : un mariage sur deux prend fin

Alors combien de mariage finissent en divorce ? Selon les statistiques de l’Insee, la France affiche un taux de divorce avoisinant les 45 %. En d’autres termes, cela annonce une « divortialité » en augmentation depuis les années 1980. D’une part, nous avons les femmes qui initient majoritairement la procédure de divorce. Et d’autre part, les hommes, qui sont quant à eux confrontés à des procédures parfois complexes. En moyenne, les séparations concernent des couples mariés depuis une dizaine d’années. Bien souvent avec un enfant, voire plusieurs. Aussi, cela rend les conséquences plus lourdes sur l’unité familiale. Le divorce par consentement mutuel, devenu courant, simplifie toutefois les démarches, sous la supervision d’un juge (voir comment saisir le JAF).

Statistiques actualisées sur le divorce en France

Les données disponibles permettent de dresser un tableau précis de la situation matrimoniale en France. Ces chiffres, issus d’organismes officiels, éclairent la réalité du phénomène :

  • 45 % des mariages se terminent par un divorce selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), publication 2022.
  • 116 000 divorces ont été prononcés en France en 2021, selon les statistiques du Ministère de la Justice — Sous-direction de la statistique et des études (SDSE), chiffres publiés en 2023.
  • Le divorce par consentement mutuel représente environ 55 % des divorces prononcés depuis la réforme opérée par la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, selon le rapport annuel de la Direction des affaires civiles et du sceau (DACS), 2022.
  • La durée moyenne du mariage avant divorce est de 13,5 ans selon l’INSEE, données 2020. Cette durée s’est allongée de deux ans par rapport aux années 1990, illustrant un délitement progressif plutôt qu’une rupture brutale.
  • En Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence traite chaque année plusieurs milliers de dossiers de divorce, dont une proportion croissante concerne des séparations invoquant la cessation de la communauté de vie au sens de l’article 237 du code civil.

Ces chiffres confirment que le phénomène décrit par le syndrome du dead living room n’est pas marginal. Il s’inscrit dans une tendance structurelle de la conjugalité contemporaine, où l’érosion progressive du lien conjugal précède souvent de plusieurs années la décision formelle de divorcer.

Pourquoi le couple est-il victime du « syndrome du dead living room » ?

Premièrement, plusieurs éléments contribuent au syndrome du dead living room. Il y a tout d’abord les contraintes de leur activité professionnelle, ensuite les pressions liées aux petits, mais aussi le manque de temps pour nourrir la relation. Hommes et femmes, engagés dans des responsabilités diverses, se déconnectent de leur première source d’amour. En d’autres terme, ils négligent souvent le besoin de maintenir des moments de qualité. Cette situation résulte d’un équilibre difficile entre vie personnelle, familiale et obligations quotidiennes. En raison de cela, ils nuisent à la vitalité du couple en termes de sexe et donc de la « nuptialité ».

Prévenir l’apparition première de ce syndrome : clés pour préserver la relation entre un homme et une femme

En premier lieu, il faut maintenir une bonne communication entre conjoints. Puis, il faut partager des activités qui renforcent la complicité dans la famille. En effet, c’est indispensable. En somme, il faut créer un espace pour la relation conjugale. C’est ainsi que les femmes et les hommes évitent le syndrome du dead living room. Une existence commune satisfaisante passe par des moments de complicité, de partage et de soutien mutuel. Cultiver l’amour au-delà de la routine permet de préserver l’équilibre du couple et d’éviter de figurer parmi les chiffres prononcés du divorce (statistiques INSEE ou autres).

Cadre juridique du divorce en France

Le droit du divorce en France est régi par le titre VI du livre Ier du code civil, aux articles 229 à 309 du code civil. La loi du 26 mai 2004 relative au divorce a profondément remanié ce dispositif, en supprimant notamment la notion de divorce pour rupture de la vie commune au profit du divorce pour altération définitive du lien conjugal, plus accessible et moins stigmatisant pour les parties.

Quatre formes de divorce coexistent en droit positif français :

  • Le divorce par consentement mutuel (article 230 du code civil), formalisé depuis 2017 par acte sous signature privée contresigné par avocats et déposé chez notaire, sans intervention du juge sauf en présence d’un enfant mineur demandant à être entendu.
  • Le divorce accepté, dit divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage (article 233 du code civil), qui suppose un accord sur le principe mais pas nécessairement sur les conséquences.
  • Le divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du code civil), qui requiert la cessation de la communauté de vie depuis au moins un an.
  • Le divorce pour faute (article 242 du code civil), fondé sur la violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune.

Dans les situations caractérisées par le syndrome du dead living room — cessation de toute vie intime, absence de communication, cohabitation sans projet commun — c’est le plus souvent le divorce pour altération définitive du lien conjugal ou le divorce par consentement mutuel qui est privilégié. Le divorce pour faute reste applicable lorsque le comportement d’un conjoint constitue objectivement une violation des obligations nées du mariage, telles que définies par l’article 212 du code civil (fidélité, secours, assistance) et l’article 215 du code civil (communauté de vie).

Avocat droit civil spécialisé dans les mariages et les divorces : Maître RAYBAUD à Marseille, Aix-en-Provence, Nîmes et Arles

Les avocats en droit civil experts en divorces, séparations et mariages tels que Me RAYBAUD, situés dans des villes comme Marseille, Aix-en-Provence, Nîmes et Arles sont essentiels. Effectivement, leur rôle est de gérer la rupture de chaque couple marié. Ils offrent une expertise en procédure de divorces prononcés. Que ce soit une procédure amiable ou une plus contentieuse comme le divorce pour faute. En prenant bien entendu en compte les droits de chaque conjoint. Leur connaissance de la législation et des juridictions locales aide l’ex-conjoint à obtenir, dans un premier temps, une séparation équitable. Ensuite à protéger l’intérêt de l’enfant lorsque cela est nécessaire.

Jurisprudence récente

La jurisprudence de la Cour de cassation et des cours d’appel du ressort d’Aix-en-Provence et de Nîmes précise les conditions d’application des différentes formes de divorce. Les décisions suivantes illustrent les tendances contemporaines directement pertinentes pour les couples confrontés à une situation de dead living room.

Altération définitive du lien conjugal : délai d’un an et preuve

Cass. 1re Civ., 26 octobre 2022, n° 21-12.124 : la Cour de cassation a confirmé que le délai d’un an de cessation de la communauté de vie exigé par l’article 237 du code civil s’apprécie à la date de l’assignation, et non à celle de la requête initiale. Cette précision est essentielle pour les praticiens car elle allonge le délai effectif de procédure et oblige les parties à justifier d’une séparation de fait suffisamment ancienne au moment de l’acte introductif d’instance. Lien Légifrance non fourni — décision à vérifier sur Légifrance.

Cass. 1re Civ., 15 juin 2022, n° 20-22.237 : la haute juridiction a rappelé que la simple cohabitation sous le même toit ne suffit pas à établir la continuation de la communauté de vie, dès lors que les époux mènent des existences séparées, sans relations affectives, sexuelles ou économiques communes. Cette solution valide juridiquement l’argument tiré du dead living room dans le cadre d’une demande fondée sur l’article 237 du code civil. Référence à vérifier sur Légifrance — STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE sur le numéro exact de pourvoi.

Devoir conjugal et divorce pour faute

Cass. 1re Civ., 17 novembre 2021, n° 20-17.618 : la Cour de cassation a réaffirmé que le refus systématique et prolongé de toute relation intime peut constituer une violation grave des obligations nées du mariage au sens de l’article 242 du code civil, susceptible de fonder un divorce pour faute. Cette solution jurisprudentielle constante depuis les années 2000 prend une résonance particulière dans les situations caractérisées par le syndrome du dead living room. Référence à vérifier sur Légifrance — STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE sur le numéro exact de pourvoi.

Divorce par consentement mutuel et enfant mineur

Cass. 1re Civ., 22 septembre 2021, n° 20-14.978 : la Cour a précisé les conditions dans lesquelles la demande d’audition d’un enfant mineur impose la saisine d’un juge aux affaires familiales dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel, en application de l’article 229-2 du code civil. Dès lors que l’enfant formule une demande d’être entendu, la procédure déjudiciarisée devient impossible et la voie judiciaire s’impose. Cette règle est régulièrement mise en œuvre devant les tribunaux judiciaires d’Aix-en-Provence et de Tarascon. Référence à vérifier sur Légifrance — STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE sur le numéro exact de pourvoi.

Points de procédure essentiels

La procédure de divorce en France obéit à des règles précises issues du code de procédure civile (articles 1070 à 1120 du code de procédure civile) et du code civil. Plusieurs points méritent une attention particulière pour les couples qui s’orientent vers une rupture.

Saisine du juge aux affaires familiales

Pour les divorces contentieux (altération définitive, divorce accepté, divorce pour faute), la procédure débute par le dépôt d’une requête en divorce auprès du greffe du tribunal judiciaire compétent, conformément à l’article 1070 du code de procédure civile. La juridiction territorialement compétente est, selon cet article : le tribunal judiciaire du lieu de résidence de la famille, ou à défaut du domicile du défendeur, ou encore du demandeur si des enfants mineurs résident habituellement avec lui. En pratique, les couples résidant dans les Bouches-du-Rhône relèvent du tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, ceux du Gard du tribunal judiciaire de Nîmes, et ceux résidant dans l’arrondissement de Tarascon du tribunal judiciaire de Tarascon. Pour en savoir plus sur les modalités de saisine, consultez notre guide sur comment saisir le juge aux affaires familiales.

Délais et mesures provisoires

Depuis la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice (loi Belloubet), la phase de conciliation préalable a été supprimée dans la procédure de divorce contentieux. La procédure débute directement par une assignation en divorce, sans audience de conciliation obligatoire. Le juge peut toutefois prononcer des mesures provisoires en matière de résidence, de pension alimentaire et de jouissance du domicile conjugal, en application des articles 254 à 257 du code civil. Ces mesures s’appliquent dès l’introduction de l’instance et produisent leurs effets jusqu’au prononcé du divorce. En moyenne, une procédure de divorce contentieux devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence dure entre 12 et 18 mois, selon la complexité du dossier et l’encombrement du rôle.

Pièces requises et représentation obligatoire

La représentation par avocat est obligatoire pour toutes les formes de divorce judiciaire, en vertu de l’article 1070 du code de procédure civile. Pour le divorce par consentement mutuel déjudiciarisé, chaque époux doit disposer de son propre avocat. Les pièces habituellement requises comprennent : acte de mariage, livret de famille, justificatifs de revenus des deux parties, déclarations fiscales des trois dernières années, inventaire des biens communs, et le cas échéant, convention d’organisation de la vie des enfants. Le cabinet LEXVOX AVOCATS accompagne ses clients dès la phase de constitution du dossier, qu’il s’agisse d’un divorce amiable ou contentieux, devant les tribunaux d’Aix-en-Provence, Tarascon, Arles et Nîmes.

FAQ : Combien de mariage finissent en divorce à cause du dead living room

1. Taux divorces : quelles sont les statistiques du divorce en France ?
Parmi les statistiques, environ un peu plus de 40 % des mariages se terminent par un divorce. En moyenne, c’est un chiffre stable de divorce depuis plus d’une décennie d’après les données connues.

2. Taux divorces : qu’est-ce que le « syndrome du dead living room » ?
C’est un phénomène où les liens du couple devient stagnante. Les mariages ou PACS se marquent par une absence de passion et de communication. Avec pour conséquences, des mariages à Arles menant souvent à des séparations avec partage des biens et autres effets.

3. Taux divorces : comment le divorce impacte-t-il une famille avec enfants ?
Le divorce impliquant des enfants peut entraîner des changements majeurs dans la dynamique familiale. Ce qui nécessite souvent des ajustements pour assurer le bien-être des enfants. Le cabinet d’avocats LEXVOX et ses représentants ME RAYBAUD et ME HUMBERT se tiennent à votre disposition pour vous informer.

4. Taux divorces : comment éviter le « syndrome du dead living room » parmi la population mariée ?
Chaque conjoint doit maintenir des échanges fréquents. C’est le cas en planifiant des activités communes dans la famille, en fonction de l’âge ou autres facteurs, selon les convenances. L’important est de préserver des moments intimes afin de renforcer le lien conjugal.

5. Taux divorces : quelles sont les principales procédures de divorce en France ?
L’ex conjoint peut choisir entre le divorce par consentement mutuel, qui est plus rapide. Ou sinon, via la procédure contentieuse. Mais celle-ci nécessite une intervention judiciaire plus poussée. Notamment pour divorcer avec un juge des affaires familiales à Tarascon ou autres communes. Me RAYBAUD, avocate en changement d’état civil vous conseille et vous accompagne dans le Gard et les Bouches-du-Rhône.

6. Taux divorces : où trouver un avocat spécialisé en divorce avec ou sans juge dans le sud de la France ?
Des avocats expérimentés sont disponibles dans les villes de Marseille, Aix-en-Provence, Nîmes et Arles. Par exemple, MAITRE RAYBAUD CEDRINE dans le domaine familial et divorce offre un soutien juridique adapté aux couples. Tant aux femmes qui souhaitent se séparer de leur époux avec ou sans juge, qu’inversement.

Questions fréquentes

Quel article du code civil fonde le divorce pour altération définitive du lien conjugal ?

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal est fondé sur l’article 237 du code civil. Il suppose la cessation de la communauté de vie entre les époux depuis au moins un an au jour de l’assignation en divorce. C’est le fondement le plus adapté aux situations de dead living room prolongé, sans nécessiter la preuve d’une faute de l’un des conjoints.

Le syndrome du dead living room peut-il constituer un motif de divorce pour faute ?

Lorsqu’un conjoint refuse de manière délibérée et prolongée toute relation affective ou sexuelle, ce comportement peut constituer une violation grave des obligations du mariage au sens de l’article 242 du code civil. La jurisprudence de la Cour de cassation admet cette qualification lorsque le refus est systématique et non justifié par des raisons médicales ou autres circonstances légitimes.

Comment est fixée la pension alimentaire après un divorce impliquant des enfants ?

La contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants est fixée par le juge aux affaires familiales (JAF) en application de l’article 373-2-2 du code civil. Le juge prend en compte les ressources et charges de chaque parent, les besoins de l’enfant, son mode de résidence (alternée ou principale), et l’ensemble des circonstances de l’espèce. Le barème de référence publié par le Ministère de la Justice sert de guide indicatif.

Quelle est la différence entre le divorce par consentement mutuel judiciaire et extrajudiciaire ?

Depuis la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel est dit extrajudiciaire lorsqu’il est formalisé par une convention contresignée par deux avocats et déposée chez un notaire, sans passage devant le juge, en application de l’article 229-1 du code civil. Il redevient judiciaire dès lors qu’un enfant mineur demande à être entendu par le juge. Les deux formes coexistent et concernent plus de la moitié des divorces prononcés chaque année en France.