Enfants : mieux vivre le divorce grâce au sport et aux loisirs

Le divorce est un moment difficile dans la vie d’un couple, surtout si celui-ci a des enfants. En effet, ces derniers sont les premiers à pâtir de la rupture et cela peut avoir des conséquences psychologiques majeures pour eux.

Afin de surmonter au mieux ce passage délicat, il est important de trouver un moyen d’évacuer. Et si le sport et les loisirs étaient la meilleure manière de franchir cette épreuve ?

L’importance du sport et des loisirs pour l’équilibre psychique chez les enfants

Se dépenser pour libérer les tensions

Vivre la séparation de ses parents n’est pas un moment facile dans la vie d’un petit.

Stress, colère, anxiété, tristesse, il est important qu’il puisse libérer ses émotions à travers une activité qui lui correspond. Cours de sport, de musique, de danse ou de théâtre, pratiquer une activité extra-scolaire est le meilleur moyen de se défouler pour se débarrasser des sentiments négatifs.
A vous de lui demander ce qu’il aurait envie de faire, quitte à faire une activité différente avec papa et avec maman.

L’article 371-1 du code civil définit l’autorité parentale comme l’ensemble des droits et des devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Cet intérêt englobe expressément son développement physique, affectif, intellectuel et social. La pratique d’activités sportives et culturelles s’inscrit pleinement dans cette finalité légale.

Maintenir le lien social

En plus d’évacuer ses émotions, les activités extra-scolaires permettent de maintenir le lien social.

La séparation pouvant parfois entraîner un déménagement ou un éloignement géographique, les loisirs peuvent être le moyen de se faire de nouveaux amis ou de garder un lien avec ceux qu’on a déjà. Lors d’une séparation, il est essentiel de construire ou de conserver un maximum de repères pour ses bambins.
Hors de l’école, il peut être plus simple pour un petit de se faire des amis grâce à une activité dans laquelle il se sent à l’aise. Il aura alors même l’opportunité s’il le souhaite de parler à un autre adulte, son professeur, souvent plus proche qu’un enseignant.

Comment exercer le partage de l’autorité parentale ?

S’entendre sur l’emploi du temps des enfants

Que la garde soit partagée ou alternée, il est important de se mettre d’accord entre parents sur l’emploi du temps de sa progéniture.

Cela fait partie de l’autorité parentale qui se définit juridiquement comme l’ensemble des droits et des devoirs qu’ont les parents envers leurs jeunes mineurs.

Les parents sont tous les deux responsables de l’éducation et du développement de leur petit. Pour leur bien-être, il est donc indispensable de veiller au bon déroulement des moments de garde, de son organisation et de se mettre d’accord sur le partage des frais.

L’article 373-2 du code civil pose le principe de coparentalité : chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent. Ce principe s’applique à toutes les décisions relatives à la vie courante de l’enfant, y compris les activités extra-scolaires.

En cas de conflits, il faudra alors se tourner vers un avocat du divorce pour régler les litiges. Le juge aux affaires familiales (JAF) — juridiction compétente en matière de divorce à Nîmes — peut être saisi pour trancher tout désaccord persistant sur l’organisation de la vie des enfants, conformément à l’article 373-2-6 du code civil.

Sports et loisirs : des frais hors pensions alimentaires

Les activités extra-scolaires telles que les activités sportives, artistiques, ou sociales ne sont pas incluses dans la pension alimentaire.

Il est donc important de définir avec son avocat du divorce de négocier au préalable les modalités de prise en charge de ces frais exceptionnels, ou se mettre d’accord avec son ex-coinjoint(e) avant de passer devant le Juge des Affaires Familiales.

Selon le revenu, la situation et les ressources de votre ex-partenaire, vous pouvez choisir le partage des frais pour les activités hors cadre scolaire réalisées par vos petits.

La contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, prévue par l’article 371-2 du code civil, prend la forme d’une pension alimentaire dont l’assiette de calcul n’intègre pas par défaut les activités extra-scolaires. Ces dépenses constituent des frais exceptionnels qui font l’objet d’une convention distincte ou d’une décision spécifique du juge aux affaires familiales (JAF). Selon les données publiées par l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires (ARIPA), environ 37 % des parents séparés signalent des désaccords récurrents sur la prise en charge de ces frais hors pension.

Il est important de maintenir un lien social et une activité physique pour les jeunes après un divorce.

En plus de se dépenser, cela leur permet de se reconstruire et de mieux accepter cette situation qui leur est imposée. Si tout se déroule en bonne intelligence entre parents, la situation sera ainsi beaucoup mieux vécue par chacun des membres de la famille.

Votre avocat à Nîmes en cas de divorce

Si vous souhaitez divorcer et que vous recherchez un avocat à Nîmes, notre cabinet est à votre entière disposition. Nous bénéficions d’un large expérience en matière de séparation et de gestion de conflits parentaux relatif à l’exercice du droit de visite des enfants.

En bénéficiant des conseils d’un avocat à Nimes expert en divorce, vous mettez toutes les chances de votre coté pour réussir votre séparation grace à des conseils avisés.

Questions fréquentes

Qui décide des activités extra-scolaires de l’enfant après un divorce ?

En présence d’une autorité parentale conjointe — régime de principe posé par l’article 373-2 du code civil — les deux parents décident ensemble des activités extra-scolaires dès lors qu’elles engagent des frais significatifs ou modifient durablement l’emploi du temps de l’enfant. En cas de désaccord persistant, le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire compétent statue en référence à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Les frais de sport et de loisirs sont-ils inclus dans la pension alimentaire ?

Non. La pension alimentaire, fondée sur l’article 371-2 du code civil, couvre les besoins courants de l’enfant (alimentation, logement, habillement, frais scolaires de base). Les frais d’activités sportives, artistiques ou culturelles constituent des frais exceptionnels. Leur prise en charge doit être organisée par convention entre parents — idéalement formalisée dans la convention de divorce — ou par décision du juge aux affaires familiales (JAF).

Un parent peut-il inscrire unilatéralement son enfant à une activité sportive ?

Les actes usuels de la vie courante peuvent être accomplis par un seul parent sans l’accord préalable de l’autre, sous réserve de l’en informer, conformément à l’article 373-2-9 du code civil. Toutefois, l’inscription à une activité engendrant des frais récurrents importants ou nécessitant des déplacements réguliers empiétant sur le droit de garde de l’autre parent est qualifiée d’acte non usuel requérant l’accord commun des deux parents. En cas de contestation, le juge aux affaires familiales (JAF) apprécie au cas par cas.

Comment l’avocat intervient-il dans la gestion des activités de l’enfant lors d’un divorce ?

L’avocat spécialisé en droit de la famille rédige ou négocie les clauses de la convention parentale relatives aux activités extra-scolaires : définition de la liste des activités maintenues, clé de répartition des frais entre les parents (par moitié, proportionnellement aux revenus, ou à la charge exclusive de l’un), modalités de substitution en cas d’impossibilité. Il peut également saisir le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de Nîmes en procédure de référé lorsque l’urgence l’exige.