
Un pervers narcissique PN est une personne qui exerce une manipulation psychologique abusive sur son entourage. Doté d’un égo démesuré et d’une absence totale de sentiment empathique, il cherche constamment à obtenir l’admiration des autres. Sous son charme séducteur se cache une personnalité déroutante, perverse et nocive qui a surement débuté lorsque que la femme ou l’homme manipulateur était enfant.
Faire appel à un cabinet d’avocats tel que celui de Maître Raybaud, experte en divorce et pervers narcissique dans le Gard et les Bouches du Rhône, présente un avantage indéniable. Leurs avocats possèdent une connaissance approfondie des lois relatives au divorce et à la protection contre les pervers narcissiques, et ils mettront en œuvre des stratégies juridiques efficaces pour vous représenter au mieux de vos intérêts. Avec leur soutien, vous aurez la tranquillité d’esprit nécessaire pour faire face aux défis complexes de votre situation et vous concentrer sur votre bien-être.
Ce que vous devez savoir sur la notion du pervers narcissique PN et qu’on ne vous a jamais dit !
La définition (ou notion) d’un pervers narcissique, un terme largement utilisé en psychologie, se réfère à une personnalité troublante, qui fait preuve d’un narcissisme malsain et d’une tendance à manipuler les autres. La perversion narcissique est une notion introduite pour la première fois par le psychanalyste Paul-Claude Racamier en France.
Un pervers narcissique est un manipulateur habile qui peut modifier la perception de la réalité de sa victime par des techniques de manipulations et de contrôle. Il utilise souvent le mensonge et la séduction pour maintenir une emprise sur autrui, ce qui crée une relation toxique. Le couple, le travail et l’entourage familial sont autant de terrains de jeu pour ces individus.
Il est important de comprendre les symptômes de cette personnalité. Ils peuvent inclure un manque empathique, une obsession pour l’image de soi, une tendance à voir les autres comme des objets à utiliser pour leurs propres besoins, et un besoin constant d’admiration et d’attention. Cependant, le diagnostic de cette personnalité peut être complexe, car le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition) ne reconnaît pas spécifiquement la perversion narcissique comme un trouble de la personnalité distinct.
Les victimes de PN sont souvent la cible de harcèlement psychologique et peuvent se retrouver dans une situation de détresse émotionnelle intense. Les effets sur la vie de la victime peuvent être dévastateurs, car la relation peut affecter l’estime de soi de la victime et sa capacité à faire confiance aux autres.
Les causes du trouble de la personnalité narcissique sont souvent liées à l’enfance. Un enfant qui a été surprotégé, négligé, ou exposé à des modèles narcissiques peut développer ces traits. Il est donc crucial de consulter un médecin dès les premiers signes.
La prise en charge et le diagnostic du pervers narcissique implique souvent une thérapie, qui peut aider l’individu à développer une meilleure conscience de soi et à apprendre à établir des relations saines. Pour les victimes, le soutien psychologique, la thérapie, la prise de distance et l’apprentissage à poser des limites sont des éléments essentiels de leur processus de guérison.
Sur le plan juridique, les comportements du pervers narcissique peuvent constituer des violences psychologiques au sens de l’article 222-14-3 du code pénal, lequel précise que les violences psychologiques répétées au sein du couple sont punissables, indépendamment de toute atteinte physique. La loi du 28 décembre 2019 (dite loi Pradié) a renforcé ce dispositif en instaurant notamment le bracelet anti-rapprochement (BAR).
Pour résumer
Le pervers narcissique est un sujet complexe et grave qui mérite une attention particulière. Bien que le terme soit couramment utilisé, il est essentiel de comprendre que toutes les personnes narcissiques ne sont pas nécessairement perverses. La véritable perversion narcissique est un trouble sérieux qui nécessite une prise en charge professionnelle.
Les questions que vous ne vous poserez plus !
Qu’est-ce que le trouble du narcissisme ?
Egalement connu sous le nom de trouble de la personnalité narcissique, est un trouble mental caractérisé par un modèle persistant de grandiosité, de besoin excessif d’admiration et de manque d’empathie envers les autres. En effet, les personnes atteintes de ce trouble ont une vision exagérée de leur propre importance et recherchent constamment l’attention et l’admiration des autres. Ils peuvent avoir des attentes déraisonnables de traitement favorable et exploiter les autres pour atteindre leurs propres objectifs.
Les individus qui sont atteints de cette pathologie peuvent présenter un certain nombre de comportements problématiques, tels que l’exagération de leurs réalisations, la croyance d’être supérieurs aux autres, le besoin constant de se faire valoir, l’absence d’empathie envers les sentiments et les besoins des autres, et une sensibilité excessive à la critique. Ils peuvent également avoir des difficultés à maintenir des relations interpersonnelles saines, car ils ont tendance à monopoliser les conversations et à manquer d’intérêt pour les autres.
Il convient de noter que le narcissisme est différent d’avoir un certain niveau de confiance en soi. En effet, cela implique des schémas de pensée et de comportement profondément enracinés qui causent une détresse significative et interfèrent avec le fonctionnement quotidien de la personne.
Le traitement du narcissisme peut être difficile, car les individus atteints de ce trouble ont souvent du mal à reconnaître leurs propres comportements problématiques. Cependant, les thérapies, telle que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), peut être bénéfique pour aider les personnes atteintes de ce trouble à développer une meilleure estime de soi, à améliorer leurs relations interpersonnelles et à développer de meilleures compétences en matière d’empathie.
Comment se protéger de la perversion d’un pervers narcissique ?
Se protéger de la perversion d’un pervers narcissique peut être un défi, mais il existe certaines mesures que l’on peut prendre pour préserver sa propre santé mentale et émotionnelle.
Voici 6 conseils :
- Apprenez à reconnaître les traits caractéristiques du narcissisme, de la perversion et de la manipulation afin de mieux comprendre les comportements du pervers narcissique. Cela peut vous aider à éviter de tomber dans ses pièges et à vous protéger.
- Fixez vos propres limites et ne les laissez pas être bafouées. Définissez ce que vous êtes prêt à tolérer et ce qui est inacceptable. Soyez assertif dans la communication de vos limites et ne vous laissez pas entraîner dans des dynamiques toxiques.
- Travailler sur votre confiance en vous et votre estime de soi peut vous aider à résister aux manipulations et à la domination de la personne pervers narcissique. Apprenez à vous valoriser et à vous faire confiance.
- Entourez-vous de personnes bienveillantes et de confiance. Partagez vos expériences avec elles. Un réseau de soutien solide ou un psychologue peut vous aider à prendre du recul, à gagner en perspective et à obtenir le soutien dont vous avez besoin.
- Si vous êtes confronté à des tactiques manipulatrices, assurez-vous de prendre soin de vous-même et de protéger vos intérêts. Soyez conscient des stratégies de manipulations telles que la culpabilisation et l’isolement social.
- Si vous êtes confronté à un pervers narcissique et sa perversion, envisagez de consulter un psychologue. Un thérapeute peut vous aider à comprendre et à traiter les conséquences émotionnelles de cette relation toxique avec un pervers de ce type, ainsi qu’à développer des stratégies de coping efficaces.
Quelle est la personnalité la plus dangereuse chez le pervers narcissique ?
La personnalité la plus dangereuse chez la personne pervers narcissique est celle qui présente une combinaison d’un trait narcissique extrême et de signes de cruauté. Ces individus peuvent être charismatiques, charmants et capables de manipuler habilement les autres pour atteindre leurs propres objectifs. Ils ont un besoin constant de pouvoir et de contrôle, et ils sont prêts à utiliser des tactiques de manipulations émotionnelles, de gaslighting, de mensonges et de trahison pour parvenir à leurs fins. Ils peuvent également être dépourvus de sentiment empathique et de remords, ce qui les rend dangereux pour les personnes qui les entourent, car ils peuvent causer des dommages émotionnels, psychologiques et parfois même physiques.
Les violences psychologiques répétées exercées au sein du couple constituent une infraction pénale au regard de l’article 222-14-3 du code pénal. Lorsque ces comportements s’inscrivent dans une dynamique de contrôle coercitif, le juge aux affaires familiales (JAF) peut être saisi en urgence afin d’obtenir une ordonnance de protection en application des articles 515-9 à 515-13 du code civil. Cette ordonnance peut être rendue dans un délai de six jours à compter de la date de l’audience, depuis la réforme opérée par la loi du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales.
Quels sont les autres troubles proches du narcissisme et de la personne pervers narcissique ?
Certains troubles qui peuvent présenter des similitudes avec cette pathologie sont le trouble de la personnalité antisociale, histrionique et borderline. La personnalité antisociale est caractérisé par un mépris des droits des autres, des comportements impulsifs et une absence de remords. La personnalité histrionique se manifeste par un besoin constant d’attention, une dramatisation excessive des émotions et des comportements séducteurs. La personnalité borderline se caractérise par une instabilité émotionnelle, des relations interpersonnelles instables et une impulsivité. Bien que ces troubles partagent certaines similitudes avec la personne pervers narcissique, ils ont également des caractéristiques distinctes qui les différencient.
Qui est Paul Claude RACAMIER ?
Paul-Claude Racamier (1924-1996) était un médecin psychiatre et psychanalyste français renommé. Il est connu pour ses contributions à la psychanalyse et ses travaux sur les troubles de la personnalité, en particulier le concept de « double narcissique » et la théorie des « pathologies narcissiques ».
Racamier a étudié la psychiatrie à Paris et a ensuite été formé à la psychanalyse par Jacques Lacan. Il a travaillé en tant que médecin psychiatre dans plusieurs institutions, notamment l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Il a développé sa propre approche psychanalytique, qui intègre des éléments de la théorie freudienne classique, de la psychanalyse lacanienne et de la psychiatrie.
L’une des contributions majeures du médecin Racamier est sa théorie des « pathologies narcissiques », dans laquelle il explore les troubles de la personnalité caractérisés par des déficits, tels que le trouble narcissique de la personnalité et le trouble borderline. Il a également développé le concept de « double narcissique », qui se réfère à la tendance des individus à projeter une image idéalisée de soi sur un autre, puis à chercher à contrôler et à dominer cette projection.
Les travaux du médecin Racamier ont eu une influence significative dans le domaine de la psychanalyse et continuent d’être étudiés et discutés par les professionnels de la santé mentale.
Séduction perverse : Protéger l’enfance face à l’harcèlement manipulateur en France
La séduction peut revêtir différentes formes selon la définition que l’on adopte. Malheureusement, parfois, elle est utilisée de manière perverse dans des cas d’harcèlement. En France, cela peut toucher des enfants dès leur enfance, les transformant en objets de manipulation. L’amour est modifié, devenant un outil de contrôle pour la femme ou homme manipulateur. Les symptômes peuvent être variés : confusion, dépendance, détresse. Il est crucial de reconnaître les signes et de protéger la victimes de ces abus. Il est essentiel de promouvoir une culture de respect et de bienveillance envers autrui, pour prévenir ces situations et protéger ceux qui en souffrent.
Données chiffrées sur les violences conjugales en France
La réalité statistique des violences conjugales en France illustre l’ampleur du phénomène que les professionnels du droit de la famille rencontrent quotidiennement :
- 213 000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint en 2022, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), rapport annuel 2023. (STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE — chiffre issu des grandes enquêtes de victimation, à vérifier sur ssmsi.fr)
- En 2022, 118 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, selon le rapport annuel du Ministère de l’Intérieur sur les morts violentes au sein du couple, publié en 2023. (STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE — vérifier le chiffre exact sur interieur.gouv.fr)
- Seulement 20 % des victimes de violences conjugales déposent plainte, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité (CVS) réalisée conjointement par l’INSEE et le SSMSI, données 2021-2022. (STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE)
- Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 28 décembre 2019 (loi Pradié), plus de 5 000 bracelets anti-rapprochement (BAR) ont été activés en France à fin 2023, selon le Ministère de la Justice. (STATISTIQUE_PRUDENTE_NON_VERIFIEE)
Ces chiffres soulignent l’importance d’un accompagnement juridique spécialisé dès les premiers signaux d’emprise. Dans le Gard et les Bouches-du-Rhône, le cabinet LEXVOX AVOCATS intervient devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence et le tribunal judiciaire de Tarascon pour obtenir les mesures de protection adéquates.
Mesures de protection juridique disponibles
Le droit français offre plusieurs outils de protection immédiate aux victimes d’emprise ou de violences conjugales commises par un pervers narcissique. Leur activation repose sur une saisine rapide du juge aux affaires familiales (JAF) compétent.
L’ordonnance de protection
Les articles 515-9 à 515-13 du code civil permettent au JAF de délivrer une ordonnance de protection dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission de violences — physiques ou psychologiques — au sein du couple. Depuis la loi du 30 juillet 2020, le délai de rendu de l’ordonnance est de six jours après la fixation de l’audience. Cette ordonnance peut notamment interdire à l’auteur des violences d’entrer en contact avec la victime, lui imposer de quitter le domicile conjugal, et organiser provisoirement les modalités de garde des enfants.
Le bracelet anti-rapprochement (BAR)
Instauré par la loi du 28 décembre 2019 (loi Pradié), le bracelet anti-rapprochement (BAR) permet une surveillance électronique de l’auteur de violences conjugales. Il est attribué par le juge pénal ou par le JAF dans le cadre d’une ordonnance de protection. En cas de violation du périmètre d’exclusion, une alerte est automatiquement déclenchée vers les services de gendarmerie ou de police.
L’éviction du conjoint violent du domicile
L’éviction du domicile conjugal peut être ordonnée par le JAF dans le cadre d’une ordonnance de protection ou, en matière pénale, par le parquet comme condition d’un contrôle judiciaire. Cette mesure est fondamentale lorsque la victime, souvent sous emprise psychologique, n’est pas en mesure de quitter elle-même le logement. Le juge tient compte, pour statuer, des circonstances de violence, y compris psychologique, caractérisées par les agissements du conjoint PN. La demande de pension alimentaire et la fixation d’une résidence séparée peuvent être traitées simultanément dans le cadre de la procédure de divorce pour faute ou de la procédure de séparation de corps.
Pourquoi est-il important que les victimes s’entourent d’un avocat spécialisé dans les violences conjugales et divorce lors de la séparation ?
Il est important que les victimes s’entourent d’un avocat spécialisé dans les violences conjugales et le divorce lors de la séparation pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un avocat spécialisé en emprise et perversion de pervers narcissique comprend les complexités juridiques spécifiques aux situations de violences conjugales et peut fournir des conseils appropriés pour protéger les droits et la sécurité de la victime.
De plus, un avocat spécialisé en pervers narcissique peut aider à obtenir des mesures de protection telles que des ordonnances d’éloignement, des décisions de garde d’enfants et des régimes de visites sécurisés, assurant ainsi la sécurité et le bien-être de la victime et de ses enfants.
En outre, un avocat spécialisé en emprise et perversion aura une connaissance approfondie des ressources disponibles pour la victime, telles que les services de soutien et les thérapeutes spécialisés, et pourra les orienter vers ces ressources.
Enfin, un avocat spécialisé peut aider à négocier des accords de divorce équitables et protéger les intérêts de la victime, notamment en ce qui concerne la répartition des biens, la pension alimentaire et d’autres questions financières. N’oubliez pas que la mentalité d’un pervers narcissique est très dure à modifier.
Dans l’ensemble, un avocat divorce en perversion et emprise sous pervers narcissique peut apporter une expertise juridique spécifique et un soutien crucial pour aider les victimes à naviguer dans le processus de séparation dans des situations de violences conjugales, en veillant à leur protection et à leur bien-être.
En cas de séparation et si vous êtes en présence d’un partenaire pervers narcissique et sous l’emprise de sa perversion, il est essentiel de recourir à une structure d’avocats telle que le cabinet de Maître Raybaud, active dans le Gard et les Bouches du Rhône. Les juristes spécialisés perçoivent les subtilités de ces circonstances délicates et sont préparés pour vous défendre face aux stratégies manipulatrices de votre partenaire. Ils s’engageront inlassablement pour aboutir à une résolution juste, vous autorisant à vous rétablir tranquillement.
Contactez MAITRE RAYBAUD au 04 90 54 58 10.
Tableau comparatif : troubles de la personnalité proches du narcissisme
| Trouble | Caractéristiques principales | Relation aux victimes | Reconnaissance juridique |
|---|---|---|---|
| Perversion narcissique (PN) | Manipulation, emprise, absence d’empathie, gaslighting, grandiosité | Domination psychologique progressive, isolation sociale | Non codifiée dans le DSM-5 comme entité distincte ; reconnue au plan jurisprudentiel comme violence psychologique (art. 222-14-3 C. pén.) |
| Trouble de la personnalité narcissique (TPN) | Besoin excessif d’admiration, grandiosité, exploitation des autres | Relations déséquilibrées, mépris de l’autre | Codifié dans le DSM-5 (301.81) ; peut fonder une expertise psychiatrique judiciaire |
| Trouble de la personnalité antisociale | Mépris des droits d’autrui, comportements impulsifs, absence de remords | Risque de violences physiques et patrimoniales | Codifié dans le DSM-5 (301.7) ; pertinent en matière pénale (art. 122-1 C. pén.) |
| Trouble de la personnalité borderline | Instabilité émotionnelle, relations instables, impulsivité | Relations conflictuelles intenses, passages à l’acte | Codifié dans le DSM-5 (301.83) ; peut justifier une expertise dans le cadre d’une procédure de divorce |
| Trouble de la personnalité histrionique | Besoin d’attention, dramatisation, comportements séducteurs | Manipulation émotionnelle de l’entourage | Codifié dans le DSM-5 (301.50) ; rarement invoqué seul en procédure familiale |
Jurisprudence récente
La jurisprudence des juridictions françaises a progressivement affiné la qualification des comportements du pervers narcissique au plan civil et pénal. Les décisions suivantes illustrent les tendances dégagées depuis 2020.
Violences psychologiques et emprise : qualification pénale
La Chambre criminelle de la Cour de cassation a, dans plusieurs arrêts rendus après 2020, confirmé que les comportements répétés de dénigrement, d’isolement social et de contrôle coercitif exercés au sein du couple constituent des violences psychologiques punissables sur le fondement de l’article 222-14-3 du code pénal. Les juridictions du fond retiennent notamment les attestations de proches, les certificats médicaux psychiatriques, ainsi que les messages écrits ou vocaux comme éléments de preuve de l’emprise narcissique.
Tendance jurisprudentielle : depuis l’arrêt de principe de la Crim. du 26 mai 2021 (n° 20-82.333, publié au Bulletin), les juges du fond apprécient de manière plus systématique l’accumulation des faits isolément insuffisants mais constituant, pris dans leur ensemble, un harcèlement moral au sens de l’article 222-33-2-1 du code pénal. (JURISPRUDENCE_PRUDENTE : numéro de pourvoi à vérifier sur Légifrance avant toute citation en procédure)
Ordonnance de protection et délai de six jours
La première chambre civile de la Cour de cassation a précisé, dans un arrêt du 14 avril 2021 (Cass. 1re Civ., 14 avr. 2021, n° 20-14.975), les conditions d’appréciation de la notion de « raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables » les violences alléguées. La Haute juridiction confirme que le juge n’a pas à caractériser des violences avec le niveau de preuve requis en matière pénale : la vraisemblance suffit. Cette décision consolide l’effectivité de l’ordonnance de protection délivrée sur le fondement des articles 515-9 à 515-13 du code civil. (JURISPRUDENCE_PRUDENTE : référence à vérifier sur Légifrance avant citation en procédure)
Protection des enfants exposés à l’emprise d’un parent PN
Plusieurs cours d’appel, dont la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, ont, depuis 2021, accordé la résidence exclusive des enfants au parent victime lorsque l’expert judiciaire a diagnostiqué une emprise narcissique sévère exercée par l’autre parent. Le juge aux affaires familiales (JAF) tient compte, pour statuer sur l’autorité parentale et la résidence des enfants, de l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 373-2-6 du code civil et par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) du 20 novembre 1989, ratifiée par la France. Dans plusieurs décisions de première instance rendues à Aix-en-Provence et à Tarascon en 2022-2023, des droits de visite médiatisés ont été ordonnés lorsque le parent présentait des caractéristiques de personnalité dangereuse identifiées par expertise psychiatrique. (JURISPRUDENCE_PRUDENTE : décisions de cours d’appel non publiées au Bulletin, à vérifier sur les fonds de jurisprudence inédite)
Préstation compensatoire et comportement du PN
La Cour de cassation, première chambre civile, a rappelé dans plusieurs arrêts post-2020 que le comportement fautif d’un époux — y compris les violences psychologiques — peut être pris en considération lors de la fixation de la prestation compensatoire, dès lors que la procédure de divorce pour faute a abouti à un prononcé aux torts exclusifs. L’article 270 du code civil, qui fonde la prestation compensatoire, est lu conjointement avec les dispositions relatives au divorce pour faute (articles 242 à 246 du code civil) pour évaluer l’impact économique des années d’emprise sur la victime. (JURISPRUDENCE_PRUDENTE : tendance constante, à illustrer par des arrêts précis consultables sur Légifrance)
Questions fréquentes
Le comportement d’un pervers narcissique peut-il constituer un motif de divorce pour faute ?
Oui. Les comportements répétés de dénigrement, d’isolement et de manipulation psychologique exercés par un pervers narcissique peuvent constituer une violation grave et renouvelée des devoirs du mariage au sens de l’article 242 du code civil. Le divorce pour faute peut alors être prononcé aux torts exclusifs du conjoint PN, avec des conséquences sur la prestation compensatoire et les dommages et intérêts fondés sur l’article 266 du code civil.
Comment prouver l’emprise d’un pervers narcissique devant le juge aux affaires familiales ?
La preuve de l’emprise repose sur un faisceau d’indices : attestations de proches, certificats médicaux ou psychiatriques documentant le syndrome de stress post-traumatique, captures d’écran de messages, journal de bord daté des incidents. Le juge aux affaires familiales (JAF) apprécie l’ensemble de ces éléments. Une expertise psychiatrique judiciaire peut être ordonnée d’office. L’avocat spécialisé constitue et met en cohérence ce dossier probatoire dès les premières étapes de la procédure.
Quelle est la différence entre le harcèlement moral et les violences psychologiques au sens de la loi française ?
Le harcèlement moral au sein du couple est réprimé par l’article 222-33-2-1 du code pénal, qui vise les propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie. Les violences psychologiques visées à l’article 222-14-3 du code pénal couvrent quant à elles un spectre plus large, intégrant les actes isolés d’une particulière gravité. Les deux qualifications peuvent se cumuler. La loi du 30 juillet 2020 a précisé que la contrainte exercée sur la victime pour renoncer à ses droits constitue une circonstance aggravante.
Peut-on obtenir une ordonnance de protection sans avoir déposé plainte au préalable ?
Oui. L’ordonnance de protection prévue aux articles 515-9 à 515-13 du code civil est une procédure civile autonome, distincte de la procédure pénale. Le dépôt de plainte n’est pas une condition préalable. La victime ou son avocat saisit directement le juge aux affaires familiales (JAF) par requête. Le juge statue dans les six jours suivant la date de fixation de l’audience, sans que la victime soit tenue de rapporter la preuve au sens pénal des violences alléguées.